14 Ans Après le Séisme de 2010 : Empreintes Indélébiles et Défi Persistant, Aucune Leçon Tirée?

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. » – Ferdinand Foch

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il semble vrai que nous avons choisi de narrer la suite de notre si beau héritage historique dans la douleur et les pleurs. Notre propension à oublier rapidement, quelle que soit la situation, semble évidente . Tant que nous continuons à agir de la sorte, il est évident que les faits resteront gravés dans les annales de l’histoire, et nous en subirons toujours les conséquences.

Au fil des ans, Haïti a été le théâtre de plusieurs tremblements de terre dévastateurs, laissant des empreintes indélébiles sur la nation haïtienne et façonnant négativement son parcours historique ainsi que ses aspirations au développement durable. En ce 12 janvier 2024, quatorze ans après le violent séisme du 12 janvier 2010, le débat ne porte pas tant sur les moyens et les efforts à déployer pour rendre le pays plus résilient aux catastrophes naturelles. Avons-nous déjà formé la population haïtienne sur la manière de se protéger en cas de tremblement de terre, ou sommes-nous déjà un État capable de faire face aux aléas catastrophiques de notre environnement ?

Pour raviver notre mémoire, sans entrer dans une énumération exhaustive des séismes passés en Haïti, nous avons brièvement passé en revue les plus meurtriers et dévastateurs, en vous apportant quelques chiffres significatifs :

Le 7 mai 1842, un séisme dévastateur d’une magnitude de 8.1 sur l’échelle de Richter a (frappé) secoué la région nord du pays. Les chiffres rapportés indiquent qu’environ 5 000 personnes ont perdu la vie, soit la moitié de la population du nord, tandis que 300 autres ont péri dans un tsunami consécutif à la catastrophe. Des dégâts matériels, la perte d’animaux et d’autres conséquences importantes ont également été signalés.

Le 12 janvier 2010, Haïti a été frappé par le tremblement de terre le plus dévastateur de son histoire d’une magnitude de 7,0 sur l’échelle de Richter. L’épicentre était proche de la capitale, Port-au-Prince, entraînant d’énormes destructions. Des milliers de personnes ont perdu la vie, et le pays a été plongé dans une crise humanitaire sans précédente. Lors d’une conférence de presse consacrée aux 100 jours après la catastrophe, le représentant spécial de l’ONU en Haïti, M. Mulet, a déclaré que le séisme avait causé entre 250 000 et 300 000 décès, plus de 300 000 blessés et laissé plus d’un million de personnes sans-abri.

Le tremblement de terre le plus récent que notre nation a connu remonte à 2021, lequel a frappé la péninsule du Sud le 14 août 2021. Selon les chiffres avancés par le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe, ce séisme a atteint une magnitude de 7,2 sur l’échelle de Richter entraînant la mort de 2 246 personnes, blessant 12 763 et laissant 329 personnes portées disparues.

L’histoire qui nous lie aux catastrophes naturelles, et plus précisément aux tremblements de terre, est marquée par des moments tragiques. Nous saluons la solidarité du peuple haïtien, lors de ces périodes douloureuses, mais nous devons agir en amont et prévenir plutôt que guérir. Alors que le temps continue son chemin, nous devons continuer à nous relever. Il est essentiel de reconnaître la nécessité d’une préparation accrue et d’une action continue pour renforcer la résilience de la nation face aux éventuelles catastrophes naturelles à venir.

PHOTO DAMON WINTER, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

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