A quoi s’attendre quand on veut toujours faire les mêmes choix?

Au lendemain de l’indépendance de la première république noire, le monde était bouleversé. Haïti venait de briser un système bien monté depuis plus de 400 ans, où l’homme noir était considéré comme un outil au service de l’homme blanc.

Le fameux Toussaint Louverture, pour certains et Fatras-Bâton pour d’autres, était convaincu qu’un jour ou l’autre nous devrions arrêter la machine de l’esclavage qui roulait à toute bouline dans les colonies. Pendant sa capture, il a dévoilé qu’il n’était que le tronc de l’arbre de la liberté que les colons essayaient de détruire et que les racines sont plus profondes et nombreuses et qu’elles pourraient surgir d’un bout à l’autre. Chòy di chòy fèt, pas plus que 3 ans après cette déclaration, le monde a constaté la montée de ces racines partout dans la colonie de Saint Domingue. Ce qui a provoqué d’autres planifications pour l’avenir de la planète terre qui devait censé être exploitée par les nègres, une prophétie qui malheureusement n’était pas prévue dans la bible.

Quelques années plus tard, Dessalines le Grand qui a provoqué l’explosion de cette bombe, fut trahi par ses paires, pour une raison sur laquelle les historiens à l’époque n’ont pas partagé les mêmes avis. Quelqu’un qui a porté un tel étendard fut victime d’une trahison et n’a pas été vengé par la masse pour qui il portait la cause? Un comportement vraiment étrange qu’on arrive pas à expliquer. Et depuis lors ce comportement n’a pas cessé d’être répété dans la république. Certains disent que c’est un châtiment laissé par les dieux. D’autres disent que: « depi lafrik ginen tinèg te toujou konn trayi nèg ». Ce qui explique qu’à chaque fois nous avons toujours préféré de satisfaire nos intérêts mesquins que d’oeuvrer dans le sens de la majorité.

Depuis plus de 220 ans, on peut compter sur le bout des doigts les exploits de cette nation. Pourtant, des tentatives échouées d’exploits sont innombrables. Au cinquantenaire de l’indépendance, l’empereur Faustin 1er avait tenté de conquérir la partie de l’est de l’île, malheureusement qui a échoué à cause des mauvaises intentions du général Nicolas Fabre Géfrard. Parce que le président Faustin Soulouque avait compris qu’on ne devrait pas être trop généreux dans notre hospitalité et qu’il devrait purger la nation et cette race que nous représentons. Ce que le président Nord Alexis va reprendre dans ses propos lors du centenaire de l’indépendance aux Gonaïves « Je vous appelle, compatriotes, à vivre indépendants ou de mourir, comme l’ont juré nos ancêtres il y a cent ans. Il est temps de mettre de côté nos désaccords et nos erreurs passées. Unissons-nous dans l’ambition noble de rendre notre République prospère » qui lui même aussi va tomber dans un piège du général de l’armée d’Haïti a l’époque M. François-Antoine Simon. En 1954 le président Paul Eugène Magloire, dénomma kanson fè, a lui aussi mal compté les 150 ans de l’indépendance d’Haïti, à cause d’une crise politique et économique et aussi à cause des coups de fouet de la nature par le biais du cyclone Hazel qui a dévasté le pays. Ce qui va l’amener à remettre sa démission. Comme on peut le remarquer, il n’y a pas eu un moment dans notre histoire où l’on peut trouver un enfant né et grandi sans vivre ce que peut être ses parents ont déjà vécu. Pour faire un saut dans le temps, notre époque n’était pas du tout différent. Après la vengeance du mouvement populaire insurrectionnel qui a marqué la fin des bévues accumulées des Duvaliers, les auteurs faisaient croire aux défavorisés que tout allait changer. C’était la fin du règne du diable. Malgré les différents chapitres d’inconfort pendant des décennies, le peuple avait gardé l’espoir, en mettant a l’esprit que c’étaient les conséquences des rafales Duvalieristes qui ventaient encore sur la république. Jusqu’à ce que le célèbre Guy Philippe et ses alliés ont décidé que le peuple haïtien n’allait pas fêter le bicentenaire sous prétexte que c’était le seul haitien de l’époque en la personne Jean Bertrand Aristide qui ne devrait pas allumer le flambeau des 200 années de liberté au champ de mars.

Aujourd’hui, après exactement 20 ans, on arrive pas à croire que l’ancien commissaire de police veut s’ériger en enfant prodigue, faisant croire aux siens qu’il y a encore de l’espoir et le 1er janvier 2024, on va fouler le béton. Est-ce parce qu’il y a une nouvelle mission que tonton Sam lui a confié? Ou c’est parce qu’il s’est finalement considéré comme un borgne parmi les aveugles? Bien évidemment si on peut réaliser que le chemin qui nous a amené ici pouvait être évité, peut être qu’on n’en serait pas là aujourd’hui? Personne ne le sait. Mais on aimerait bien remonter le temps pour réessayer ce qu’on a évité dans le passé pour voir si on aurait un résultat moins catastrophique que ce qu’on vit aujourd’hui. Malheureusement, diriger n’est pas un hasard et ne le sera jamais. Réveillons nous peuple haïtien, on a juré de vivre libre ou de mourrir. Personne ne peut changer ce destin, sinon que nous devons nous arranger pour rattraper le vrai tracé de l’histoire. Heureux 220 ans à nous.

Francilloux FANFAN
Licence en Administration Publique
Conseiller Financier

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