Affaire Jovenel Moïse : l’ex-Premier ministre Claude Joseph, l’ex-Première dame Martine Moïse et l’ex-Directeur général de la Police Nationale d’Haïti renvoyés devant le tribunal criminel.

De gauche à droite: Léon Charles, Martine Moïse et Claude Joseph

Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, Haïti a été secouée par un événement tragique : l’assassinat brutal du président Jovenel Moïse dans sa résidence privée. Ce crime odieux a plongé le pays dans une période d’incertitude, suscitant des interrogations sur les motifs et les auteurs de cet acte choquant. Plus de deux ans après cette nuit fatidique, une ordonnance judiciaire majeure vient enfin de tomber, apportant des éclaircissements cruciaux sur cette affaire complexe.

L’ordonnance du juge d’instruction Walter Wesser Voltaire

Le juge d’instruction Walter Wesser Voltaire, chargé de mener l’enquête sur l’assassinat du président, a rendu une ordonnance historique le 25 janvier 2024, qui n’était jusqu’à présent pas disponible pour le grand public, mais qui a été rendue publique ce lundi 19 février 2024. Dans cette ordonnance retentissante, pas moins de 51 personnes ont été renvoyées devant le tribunal criminel pour leur présumée implication dans l’assassinat de Jovenel Moïse. Parmi les accusés figurent des personnalités de premier plan, notamment l’ex-femme du président, Madame Martine Moïse, son ex-Premier ministre, Monsieur Claude Joseph et l’ex-Directeur général de la Police Nationale d’Haïti, Monsieur Léon Charles.

L’ordonnance du juge Voltaire a clairement mis en lumière l’existence d’un vaste complot contre le président Moïse, compte tenu du nombre de ses proches impliqués dans son assassinat. Cette révélation a ébranlé le pays et suscité de nombreuses interrogations quant aux motivations et aux ramifications de cet acte odieux.

Une surprise de taille a également marqué dans l’ordonnance du juge : l’absence de l’actuel Premier ministre Ariel Henry parmi les personnes inculpées. Cette absence a suscité des interrogations sur les liens entre Ariel Henry et Joseph Félix Badio, considéré comme le cerveau présumé de l’assassinat. L’audition d’Ariel Henry par le juge a elle-même été entourée de controverses étant donné que c’était le magistrat qui se rendait au bureau du Premier ministre pour l’interroger sur ce dossier sensible et non l’inverse.

Un pas important pour la justice haïtienne

Cette ordonnance constitue un pas important dans la résolution de cette affaire. Cependant, elle ne marque que le début d’un long processus judiciaire visant à établir la vérité et à rendre justice à Jovenel Moïse et à sa famille. L’issue de ce procès retiendra l’attention de toute la nation haïtienne ainsi que de la communauté internationale.

Il convient également de noter que plusieurs personnes ont déjà été condamnées aux États-Unis dans le cadre de cette même affaire, ce qui souligne la complexité et l’ampleur des ramifications de cet acte odieux.

Le juge d’instruction Walter Wesser Voltaire, chargé de mener l’enquête sur l’assassinat du président, a rendu une ordonnance historique le 25 janvier 2024, qui n’était jusqu’à présent pas disponible pour le grand public, mais qui a été rendue publique ce lundi 19 février 2024.

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