Ariel Henry consent et démissionne – Qui prendra le relais pour l’acte final de libération ?

Image: TATV MIAMI - Ariel Henry, Premier Ministre démissionnaire

Le Premier ministre Ariel Henry a annoncé finalement sa démission lors d’une réunion d’urgence de la Caricom, tenue en Jamaïque en présence du secrétaire d’État américain, Antony Blinken, le lundi 11 mars 2024. Alors qu’il était toujours à Porto Rico, Ariel Henry a participé à la réunion par vidéoconférence, déclarant que son gouvernement est prêt à céder le pouvoir une fois qu’un accord de gouvernance transitoire serait conclu, ouvrant ainsi la voie à une transition pacifique du pouvoir. Confronté à une vague de violence des gangs et à des soulèvements à travers tout le pays, Ariel Henry a marqué par sa démission un tournant majeur dans cette crise politique audacieuse qui secoue Haïti.

Qui lancera la deuxième pierre de la libération nationale ?

Les gangs ont exercé une influence significative dans les rues d’Haïti, tout comme les acteurs politiques traditionnels. Ils ont tous clamé la nécessité d’un changement de leadership et de consensus pour libérer le pays. Leurs revendications ont été entendues : Ariel Henry a accepté de se retirer de ses fonctions avec son gouvernement. Ainsi, les demandes de la population, des forces politiques rivales et des gangs ont été prises en compte.

C’est le début d’une nouvelle phase pour Haïti. Maintenant, il appartient aux acteurs politiques d’emboîter les part pour le bien du pays. Quelle serait la suite pour les gangs armés qui ont semé la terreur et le chaos dans les rues et au sein de nos familles? De leur côté, les acteurs politiques doivent maintenant faire preuve de patriotisme et abandonner leurs intérêts mesquins pour servir véritablement la nation haïtienne.

Pour les gangs, déposer les armes signifierait non seulement renoncer à la violence, mais aussi répondre de leurs actes devant la justice. Sont-ils prêts à répondre de leurs actes devant la justice ou préfèrent-ils s’engager dans des programmes de réhabilitation et de réintégration à la vie normale ? Quelles que soient leurs intentions, cela ouvrirait la voie à une société plus pacifique et à des opportunités de développement pour tous les Haïtiens, éloignant le pays du cycle destructeur de la violence et de l’instabilité.

Quant aux acteurs politiques, abandonner leurs intérêts personnels et partisans en faveur du bien commun exigerait un changement fondamental de mentalité. Ils doivent s’engager à travailler ensemble pour surmonter les défis nationaux, en commençant par démontrer cette volonté à travers cette transition. Ils doivent promouvoir la transparence et la responsabilité dans la gouvernance, et œuvrer pour le bien-être de tous les citoyens haïtiens, indépendamment de leur affiliation politique.

La démission de Ariel Henry a ouvert une fenêtre d’opportunité pour Haïti, mais la véritable libération du pays tarde encore à venir. C’est maintenant le tour des politiciens et des gangs d’agir pour faire progresser Haïti vers la paix, la stabilité et la prospérité pour tous. Les acteurs politiques doivent poser leur acte de libération tout comme les gangs doivent cesser la violence et la criminalité contre la population civile.

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