Cette année pas de noël rouge et blanc, mais noir et blanc en Haïti.

La traditionnalité de la festivité clôturant l’année ordinaire se veut être la plus respectée en matière de symbolisme marquant la joie, la gaieté, l’amour, la paix, le bonheur de vivre à travers les couleurs. C’est pourquoi le rouge traduisant la joie et la gaieté s’associe au blanc de la paix, pour donner de l’espoir à tous malgré les vicissitudes de toutes sortes. Partout dans le monde les entreprises commerciales en cette période transforment le nerf de la guerre en nerf de la paix, car c’est un temps extrêmement lucratif pour eux. Dans les familles comme dans le cercles d’amitié, les échanges de vœux, de cadeaux, de fleurs, le sablage des champagnes, le trinquement des verres de vins blanc, rouge ou rosé, la consommation de whisky, vodka ou de rhum sont les marques authentiques de la célébration de la fête de fin d’année pour certains.

Néanmoins, pour d’autres, comme les haïtiens, en cette fin d’année c’est le noir et blanc qui auréole leur fête car depuis après la mort du feu président Jovenel MOÏSE, la mort ne cesse de célébrer sa vie dans la vie du peuple d’Haïti avec la montée en puissance des gangs armées qui font la loi en étant des hors la loi. C’est la noël mortuaire. Le taux d’inflation augmente au détriment du salaire minimum, car les ménages ne parviennent pas à joindre les deux bouts de l’économie familiale pour vivre en raison des droits fondamentaux de la personne humaine. Alors, nullement besoin de parler de la joie qu’expriment les enfants après avoir eu leurs bulletins scolaires pendant la noël, puisque les parents ne peuvent pas se payer le luxe d’envoyer leurs enfants à l’école pour des raisons multiples, telles que :  la décapitalisation de la classe ouvrière, la fédéralisation des gangs armées provoquant la fuite et le déplacement des habitants de différents quartiers de Port-au-Prince comme dans les zones provinciales. Sans oublier, la scolarisation pour tous, une prérogative constitutionnelle ayant été désacralisée par le PSUGO ( Programme de Scolarisation Universelle Gratruite et Obligatoire) des PHTK.

Le vol, le viol, le kidnapping, les tueries sont la marque sémantique des fêtes de fin d’année en Haïti. Une fête de joie se métamorphosée en triste fête et fête de tristesse car la mort est au rendez-vous jour et nuit sans être conviée. Un instant de conscience des autorités politiques, économiques,  religieuses, mystiques et éducatives,  serait la bonne clef dans la serrure, pour ouvrir le portail de la paix et de la justice sociale sur Haïti, pour la reprises de la vie et de son cours existentielle dans la vie de chaque haïtien et haïtienne.

Du courage et bon combat à tous et à toutes.

Professeur Yvenson NEPTUNE
Responsable Communication et Porte-Parole
KALA: Konsyans Ayisyen pou yon Lot Ayiti

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