La démission de Dr. Claudine GAY, l’énigme de la joie ou de la tristesse à l’Université Harvard !

L’élection de la Dr. Claudine Gay à la présidence de la quatrième meilleure université mondiale, selon le classement de Quacquarelli Symonds (QS) mentionné dans le prestigieux magazine Forbes, a été saluée par les communautés scientifiques à l’échelle mondiale, en particulier par les communautés noires et les femmes du monde entier. Son parcours académique exceptionnel et ses recherches distinguées en économie du travail et de l’éducation ont renforcé sa réputation. La Dr. Claudine Gay incarne un engagement envers l’excellence de l’enseignement supérieur, continuant ainsi à exercer une influence significative au sein de la communauté académique mondiale.

Elle a marqué l’histoire en devenant la première femme noire, et ceci d’origine haïtienne, à accéder à la présidence de la plus ancienne université des États-Unis. Fondée en 1636 par des colons puritains, la Harvard University, qui précède l’indépendance américaine de 1776, a ainsi atteint un jalon significatif sous la présidence de la Dr. Claudine Gay.

La Célébration de l’Élection Historique de Dr. Gay

C’est pourquoi, les communautés noires du monde entier, les haïtiens de la diaspora comme ceux d’Haïti ont célébré l’élection de Dr. Claudine Gay, la considérant comme une victoire sur le système d’exclusion des conservateurs racistes aux États-Unis. Cette reconnaissance est d’autant plus significative lorsque l’on considère l’importance de la lutte menée par des figures emblématiques telles que Martin Luther King Jr. et Rosa Parks.

Entre Idéaux et Réalités : Les Défis de la Liberté Académique

Selon la conception habermassienne, tout espace universitaire, y compris l’Université Harvard, devrait être un espace public où le débat contradictoire ne causerait de tort à personne. Cependant, dans de nombreuses grandes universités du monde, l’idéologie et la pensée sociale des donateurs jouent un rôle prépondérant, car l’adage « qui finance commande » s’applique. Dans ce contexte, il peut être difficile de ne pas partager les valeurs des donateurs tout en restant adhérer à leurs pensées. Cela soulève des enjeux complexes sur la liberté académique, la diversité des idées et la dépendance financière des institutions éducatives envers leurs donateurs blancs.

On a reproché à la Dr. Gay de n’avoir pas été élogieuse à l’égard des Sémites dans son discours prononcé devant la chambre des représentants lors de sa prise de fonction. Une situation qui lui a fallu la rédaction d’une lettre pour s’excuser auprès de ces derniers. Mais, les donateurs, estimant insatisfaisante sa démarche, l’ont contraint de démissionner en début d’année, soit le 2 janvier dernier. Rappelez-vous la perte du partenariat avec la marque Adidas et la chute économique du rappeur américain Ye West à la suite à de ces propos jugés antisémites.

De la vengeance ou du racisme ?

Semblerait-il que le monde intellectuel, malgré les avancées exponentielles de la raison, n’a pas toujours raison de l’irrationalité systémique du monde économique finançant les recherches. Car, la liberté d’expression ne fait pas partie des droits de la personne humaine pour ceux qui sont dans leur monde de financement.

De nos jours, la violence symbolique demeure une force redoutable dans le monde occidental, entravant toute forme de pensée qui contredit les valeurs sémitiques. Dans ce contexte, il est légitime de se demander s’il ne s’agit pas d’une logique de vengeance des descendants de Sem, face aux atrocités qu’ils ont endurées tout au long de leur histoire en tant que réfugiés dans le monde, notamment en Allemagne pendant le règne du dictateur sanguinaire Adolph d’Hitler).

Professeur Yvenson NEPTUNE
Responsable Communication et Porte-Parole
KALA: Konsyans Ayisyen pou yon Lot Ayiti

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