Vide de gouvernance constaté et bourdé par les politiciens avides de pouvoir

Qui veut le pouvoir??? MOI, MOI, MOI

Le fléau de l’instabilité politique

L’instabilité politique constitue un fardeau pour le peuple haïtien depuis quelques décennies. On pourrait dire que tous les maux du pays découlent de cela. Avides de pouvoir, les politiciens sont prêts à tout pour chambarder les élections en leur faveur. La prolifération de gangs, la distribution d’armes à leurs partisans et militants, l’intimidation et d’autres actes similaires sont monnaie courante en période pré-électorale. Tout cela est fait dans le but de contrôler les centres électoraux, de commettre des bourrages d’urnes et de voler les élections. Le résultat est souvent un président finalement élu qui a encore du mal à former son gouvernement et à le faire approuver par le parlement.

Malgré tous ces précédents, le président se retrouve toujours dans l’impossibilité de finir son mandat. Souvent, il est critiqué de ne pas être à la hauteur de répondre aux besoins élémentaires de la population. D’autre part, les mauvais perdants des élections se dressent toujours en opposants farouches et réclament son départ. Ainsi, des manifestations, des grèves, des pillages, et d’autres actions similaires sont utilisés pour soulever le peuple. Des actes qui tiennent le pays dans un état de dysfonctionnement total et qui sont à la base de l’inflation, la cherté de la vie et l’augmentation de la misère du peuple.

Qui dirige le pays actuellement ?

Alors que les défis socio-économiques se multiplient, la crise politique persiste et exacerbe l’instabilité, l’insécurité bat son plein avec la prolifération des gangs, le pouvoir se montre disponible pour le pus brave. Dans une situation politique inconstitutionnelle, où l’actuel premier ministre de facto monopolise tous les prestigieux rôles de l’état et n’envisage pas de démissionner, le pouvoir semble être détenu par le plus fort. Cette situation met en lumière l’absence notable de volonté politique et de responsabilité citoyenne chez ces politiciens qui ne peuvent pas trouver un accord de sortie de crise. Actuellement, le premier ministre est en voyage en dehors du pays et exigé par le peuple de s’exiler pour ne plus revenir dans le pays. Bloqué aux Etats-Unis en raison des vols commerciaux suspendus à cause des attaques perpétrées à l’aéroport national Toussaint Louverture, Ariel Henry a demandé de l’aide au gouvernement américain pour retourner au pays. Ne pas obtenir gain de cause auprès du gouvernement américain, il aurait pris vol pour le Porto Rico et devrait se rendre ensuite à Jamaïque pour tenter de rentrer au pays par le sud. Rappelons toutefois en son absence, le ministre de l’Economie et des Finances, Patrick Michel Boisvert, a signé un arrêté en tant que Premier ministre par intérim, déclarant l’état d’urgence sur toute l’étendue du département de l’Ouest pour une période de 72 heures renouvelable.

Ce vide devrait normalement ouvrir la voie à un vrai dialogue national pour relancer le pays sur de bonnes bases. C’est aussi une option pour les politiciens avides de pouvoir qui réclament toujours le départ des élus pour se manifester et de prendre les rênes du pays pour apporter les solutions nécessaires. Cependant, il semble que le désir de puissance politique et de gouvernance des politiciens haïtiens n’émerge que lorsque la paix règne et que le peuple haïtien peut encore vaquer à ses activités. Cela soulève des questionnements sur la nature du désir de pouvoir de ces apatrides. Sont-ils uniquement motivés par des opportunités faciles à saisir lorsque la situation est favorable et que le pays est relativement stable ? Ou du moins, s’agit-il d’une profonde réticence à assumer la responsabilité du leadership lorsque les défis sont les plus costauds et pressants ?

Les avides de pouvoir en mode silencieux

Ou sont ces politiciens qui réclamaient le départ de Ariel Henry, alors qu’il est en dehors du pays et semble être en difficulté de retourner au pays ? Ou êtes-vous, politiciens avides de pouvoir qui réclament toujours le départ des élus ? C’est le temps pour vous d’agir car le peuple haïtien en a besoin. Le peuple est aujourd’hui dans l’attente d’un leader capable de se démarquer de cette hypocrisie laisser faire pour finalement mettre de l’ordre dans les affaires de l’état. Le peuple veut voir un leader qui est prêt à faire bouger les choses même au péril de sa vie. On veut voir ce leader qui peut contrecarrer les gangs et les mettre hors d’état de nuire. Plus de place pour les politiciens traditionnels restant étrangement silencieux dans les moments où leur leadership serait le plus nécessaire. La véritable mesure à prendre par un leader réside dans sa capacité à faire face aux défis et à guider son peuple à travers les moments les plus sombres.

Il est grand temps que les aspirants au pouvoir réfléchissent profondément à leur engagement envers le peuple haïtien. Le pouvoir ne devrait pas être un objectif en soi, mais plutôt un moyen de servir et de transformer la société pour le mieux. Aucun sacrifice n’est trop grand pour libérer son pays. On a besoin de leaders courageux et dévoués, prêts à relever les défis avec détermination et bravoure. Espérons que ceux qui aspirent au pouvoir se manifestent non seulement dans les moments de paix, mais surtout dans les moments de grande nécessité.

Alors que notre Perle des Antilles continue de naviguer dans des eaux tumultueuses, avec une gouvernance vacillante et des crises multiples, la nécessité d’un leadership solide et dévoué est plus pressante que jamais. Notre histoire est marquée par des moments de lutte et de résilience. Il est temps que ces dirigeants politiques se mettent à la hauteur des défis actuels. Ils doivent reconnaître que le véritable héritage à laisser à la nation n’est pas simplement la consolidation de leur propre autorité, mais plutôt la transformation durable de la société pour le bien-être de tous les Haïtiens.

La vacance gouvernementale actuelle ne peut être comblée que par des leaders authentiques, guidés par une vision inclusive et le désir ardent de servir le pays. On ne doit pas attendre que les conditions soient parfaites pour agir. Le peuple haïtien mérite des dirigeants capables de transcender les intérêts personnels et de placer le bien-être collectif au premier plan. Espérons que cette période tumultueuse soit le catalyseur qui incitera les politiciens à abandonner leur inertie politique et à embrasser avec courage et détermination le défi de bâtir un avenir meilleur pour la nation et le peuple haïtiens.

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